23/11/2016

Nouvelle Economie (de Moyens): performance


Live at "Les Topophoniques", Lausanne, 18 septembre 2016.

07/10/2016

"Thermal" à @ptt

Le trio Des Cendres présente "Thermal", pièce électroacoustique, lundi 10 octobre à @ptt, Genève.



« Thermal », créée pour le festival SonOhr à Berne en 2016, est une pièce électroacoustique qui prend les bains thermaux comme matière : matière sonore, matériau historique, matériel narratif, matérialité musicale. « Thermal » se situe à la frontière du field recording, du documentaire sonore et de la composition musicale, ceci dans une perspective de rendu concret de l'ici et maintenant.

Trio Des Cendres

Alain Freudiger
voix, texte
Benoît Moreau
diffusion, électronique
Raphaël Raccuia
diffusion, synthétiseur

extrait sonore ici

03/08/2016

Espagnes

Parution aux Editions de La Baconnière d'"Espagnes", recueil de nouvelles. En librairie à la rentrée.





Lancement le mercredi 31 août dès 18h à la Nouvelle Librairie de la Proue, Lausanne.

25/04/2016

Le jour où l'on enterra la terre

Le jour où l'on enterra la terre (géorgique pour Tchernobyl)

On dit que là-bas...
J’avais neuf ans, je mangeais du pain blanc
Je mangeais du lait en poudre et des compléments
Pendant que là-bas...
On enterrait la terre, même.

Tchernobyl, c’est la « plante noire », armoise amère, ou le « noir-blanc »
C’était en URSS, c’est en Ukraine
Et la terre la plus touchée par les retombées
C’est la Biélorussie, le Bélarus, la Russie blanche
Voici pour le spectre des couleurs.
La terre, elle, se hante d’un autre spectre
Après la catastrophe, des volontaires, ainsi désignés
Sont venus des quatre coins de l’Union
Pour enterrer la terre contaminée
Ils l’arrachaient avec les vers et les insectes
Les herbes, les fleurs, les baies et les racines
Les pissenlits mangés six pieds sous terre
Ils jetaient tout dans un sépulcre
Une fosse dans la terre pour accueillir la terre.
Et ils arrachaient la croûte ils épluchaient
Pelaient la terre comme un fruit corrompu
Beau pourtant resplendissant mais trompeur
Ils l’enroulaient comme un tapis
Kilomètre après kilomètre.
La terre se dérobait sous leurs pieds et sous les pieds de tous
Laissant nues les maisons, les routes, les granges
On promit des diplômes de héros à ceux qui creuseraient le mieux la terre
Arracher la terre pour la vouer aux cimetières
Un travail de fossoyeur de l’absurde nucléaire
On en est venu à enterrer la terre, même.

Plus personne ne foulera cette terre
Croûte enterrée, irradiée et nucléarisée
Enterrés aussi les grands yeux des tournesols énucléés
Vers lequel se tourner lorsqu’on est face à 1000 soleils ?
Et la terre mange la terre
Fosses farcies par les forçats de l’URSS
Et la terre hante la terre
Ensevelie encore vivante en son sein même
Contaminée mais contenue on espère la faire taire
Pourtant on sent sa présence en surface
Le maléfice de ses radiations ionisantes
Les rayons ne sont plus ceux du soleil ou des roues des tracteurs du paradis agricole en propagande
Ce qui se propage c’est autre chose
Radioactivité et fantôme d’une catastrophe sans repos
Une terre en peine
Comment peut-elle reposer en paix ?
Et tant d’hommes meurent et bien plus tombent malades.

Ils creusaient des tombes dans la terre
                les remplissaient de terre
                               et les recouvraient avec de la terre
C’est le Progrès qu’on a enseveli
Pour des siècles
On ne peut plus toucher terre
Ce n’est plus Jean sans terre ni les paysans
C’est tout un pays sans terre
Elle est tombée la terre c’est la faute à
Sakharov
Mais la terre ne meurt pas
Comment peut-on tuer la terre ?
Il y a des terres promises, des terres neuves, des terra incognita
Celle-ci n’est rien de tout cela
Elle est terre en terre
Чарнобыль en biélorusse
Sous la surface elle régénère et dégénère
Mort-vivant humus tumulus
Чернобыль en russe Чорнобиль en ukrainien
Notre fosse commune notre mal commun.

A quoi l’homme est arrivé quand il en arrive à enterrer la terre ?
Il n’y a rien à faire d’autre que rebrousser chemin
Enterrer la terre c’est l’action délétère.

Texte écrit et lu à l'occasion de l’Unison proposé par le compositeur Dragos Tara, en mémoire de la catastrophe de Tchernobyl le 26 avril 1986. Dans le cadre de l’"Appel à une Insurrection Artistique" lancé par la Compagnie Brut de Béton.


29/03/2016

Cancer gestionnaire (V): Moyens de résistance

Article paru dans "La Distinction" no 162


Cancer gestionnaire (V) : Moyens de résistance

Il a été question, au cours des quatre derniers numéros de La Distinction, de l’emprise que la maladie gestionnaire exerce sur le monde et sur nos vies, et nous avons tenté d’en délimiter, décrire et analyser certains traits spécifiques. Certes, il y aurait encore beaucoup à en dire, mais le temps est venu, comme promis dans notre première chronique[1], d’aborder quelques pistes de résistance à la totalité gestionnaire.
Tout d’abord, osons une bonne nouvelle : aussi totalitaire soit-elle, aussi universellement mesurante et calculante soit-elle, la gestion n’arrivera jamais à recouvrir toute la réalité du monde et de l’humanité, il y aura toujours des parts qui en échapperont et passeront au travers de ses grilles. Cela étant posé, il faut maintenant élargir le champ de ce qui peut résister à la gestionnite.
Pour lutter contre le totalitarisme gestionnaire, plusieurs tactiques sont possibles. Une première consiste à multiplier le plus possible les gestes, opérations, mouvements qui sont trop petits pour être mesurés par ses calculs, trop fins ou insignifiants pour être retenus par ses grilles. Par exemple, si une grille statistique comptabilise le temps par tranches de 5 minutes, être le plus souvent possibles à 2 minutes, ou fractionner ses activités en petites tranches pour les faire disparaître du radar. Ou encore, lorsqu’un questionnaire dresse une liste de choses à cocher et se termine par la case « autres », cocher systématiquement cette case. Une autre tactique envisageable est de tricher délibérément, de fournir le plus souvent possible des mesures et des chiffres erronés, faux, mensongers, à la Gestion, afin de l’enrayer et de nuire à sa précision. Une autre possibilité réside dans l’opposition d’une opacité aux demandes gestionnaires : refuser le plus souvent possible de fournir des chiffres et des données, en laissant systématiquement vides les cases non nécessaires à remplir, en refusant méthodiquement de répondre aux sondages et enquêtes de satisfactions, en répondant par un silence absolu aux demandes d’évaluation et de feedback. Une autre voie praticable consiste dans la destruction des appareils de mesure et de calcul gestionnaire aussi souvent que possible : et si cela se révèle trop difficile, de les saboter, de les brouiller, de les aveugler délibérément. Par exemple, truquer ou affoler un compteur, introduire un bug dans un logiciel informatique de contrôle qualité, changer une variable d’une feuille Excel. Enfin, et même si cela concerne uniquement la gestion du temps c’est essentiel, forcer le cancer gestionnaire à se mesurer lui-même, à comptabiliser le temps passé à remplir ses fiches et formulaires imbéciles.
De fait, chacun à son échelle peut contribuer à mettre en échec le cancer gestionnaire, ou du moins, à desserrer l’étau de son emprise. Le vaincre entièrement semble pour l’instant difficile, mais on peut au moins prendre le maquis et lui opposer une farouche résistance, lui infliger des pertes conséquentes pour sauvegarder une part d’indépendance et de liberté. En attendant d’être assez nombreux pour l’abattre : gérés de tous les pays, unissez-vous.


[1] « L’Imbécillité gestionnaire », in La Distinction n°158.

28/03/2016

Cancer gestionnaire (IV): Gestion de la radinerie

Article paru dans "La Distinction" no 161





La mise en place par le pouvoir gestionnaire d’un contrôle universel par le chiffre, vise dans son discours à « l’efficacité », à la rationalisation et à la fluidification de tous les mouvements et de toutes les circulations, de toutes les opérations. Mais sous ce couvert, il s’agit toujours et encore de rentabilité, de faire des économies, de traquer le gaspillage et toutes les formes de détournements, d’éviter toute perte, tout déchet, mais également de freiner au maximum toute dépense.
Cette haine de la dépense, inscrite au coeur même de l’idéologie gestionnaire, a bien sûr son origine religieuse, mais elle est aussi liée aux cristallisations opérées dans les sciences et les techniques, et témoigne du découplage absolu qui existe désormais entre la vie et la gestion. Aux quatre coins de la planète, les sociétés et les civilisations ont toujours, même bien loin de l’économie d’abondance, laissé une place à la dépense sous toutes ses formes : cadeaux, fêtes, joutes, potlatch, orgies, sacrifices, etc. Or, dans la civilisation du cancer gestionnaire, ces « soupapes » de dépense sont rongées des deux côtés : dans l'un, on substitue à la dépense un simulacre de dépense qui s’intègre immédiatement à l’économie de la rentabilité (un bon cadeau à la place d’un cadeau, une fête des sponsors au lieu d’une fête populaire, une joute sportive qui une fois télévisée devient immédiatement un « produit »...), et dans le second on s’évertue à comptabiliser et à calculer les coûts et bénéfices de ce qui par définition ne se calcule pas (le temps dévoué à ses proches, à ses enfants, à la communauté, à la recherche fondamentale, etc.). Partout, il s’agit de promouvoir le principe et l’esprit de mesquinerie, dans ce qui s’apparente à une Internationale de la radinerie. Il s’agit en somme de lever tous les freins à la radinerie, en jetant des filtres de chiffrage sur toutes les activités humaines afin de permettre leur calcul, d’une part, et de constituer la radinerie comme la seule option réaliste pour les individus comme pour les sociétés, d'autre part.
S’il y a toujours eu des radins et des avares, le fait qu’ils aient désormais érigé leur vice (deuxième péché capital, tout de même) en système universel et scientifique, seul garant de la bonne marche du monde (la « bonne gouvernance »), leur permet désormais d’échapper à toute condamnation morale, à toute mauvaise image d’eux-mêmes, à tout mépris, puisqu’ils ne sont plus responsables de leur mesquinerie mais que celle-ci vient du système. Eux n’y sont pour rien, c’est le management qui veut ça. Ainsi, par un retournement sournois, la « bonne gestion », fondée sur le mesquin et le vil, prétend être la seule voie possible et menace l’humanité et la vie dans ce qu’elle a de plus beau et de plus noble : la générosité, le don, la dépense, l’aspiration intraitable et incommensurable. Partout, les grippe-sous et les fesse-mathieu, adeptes constipés du management totalitaire, grattent les coûts et traquent les dépenses, mesurent et compriment les sociétés et les gens pour en extraire plus de gouttes, passent au crible millimétré les activités pour ne pas en laisser le moindre fruit à glaner, répandant par capillarité le cancer gestionnaire dans tous les réseaux et toutes les interactions. Jour après jour, grossièrement caché sous la cape de l’Efficacité, l’esprit de radinerie se diffuse comme le parangon du réalisme et du contemporain. Cette mesquinerie érigée en système est aussi ce qu’on appelle le capitalisme mondialisé et interconnecté : c’est ce que l’on propose aux gens, aux peuples, aux civilisations. Et l'on s’étonne que certains pètent les plombs, préfèrent n’importe quoi à ça ?
In fine, le cancer gestionnaire est donc simplement fondé sur ce vice, l’avarice, depuis bien longtemps méprisé dans toutes les civilisations du monde, et pas moins parmi les trois monothéismes. Mais une avarice devenue systématique, scientifiquement fondée, et d’une puissance sans commune mesure avec toutes les avarices d’autrefois : les radins peuvent désormais exercer leur mesquinerie à un degré inimaginable dans toutes les époques antérieures, la faisant pénétrer dans des territoires jusque-là totalement imperméables à son emprise, et cela en outre avec l’avantage de la bonne conscience, puisque grâce à la dilution des responsabilités dans le totalitarisme gestionnaire, les adeptes de l'Internationale de la radinerie ne se sentent absolument pas radins, mais au contraire pensent n’être qu’un rouage du système, n’y être pour rien et ne faire que suivre les instructions, les ordres, les injonctions du Management. La gestion de la radinerie a encore de beaux jours devant elle.



27/03/2016

Cancer gestionnaire (III): La prétention à la transparence

Paru dans "La Distinction" no 160
 


Cancer gestionnaire (III) : La prétention à la transparence

Un autre élément important du fonctionnement du cancer gestionnaire est constitué par la transparence. Celle-ci découle directement du positivisme scientifique et du rationalisme utilitaire : en effet, pour que tout soit calculable et mesurable, il faut poser en principe que tout ce qui est opaque doit être éclairé, tout ce qui est caché doit être révélé, tout ce qui est tabou doit être brisé. Pour pouvoir mieux gérer et contrôler, il faut pénétrer au coeur des choses, il faut que leur mécanisme soit visible. Dans ce fantasme de la transparence totale, du contrôle « en temps réel », la transparence est d’abord celle des coûts qu’il faut maîtriser (grande obsession), mais pas seulement : toutes les activités doivent laisser des traces et les données doivent être accumulées et stockées.
En outre, la transparence est parée de vertus morales : elle se base sur cette vieille idée protestante anglo-saxonne qui veut que « qui n’a rien à se reprocher n’a rien à cacher ». Mais il est facile de réfuter cet argument simplet : même hors de tout reproche, montre-t-on ses organes reproducteurs ou ses organes internes ? Doit-on abolir la vie psychique et la vie privée ? Cette vertu est alors placée à un autre niveau : si les procédures sont transparentes, c’est pour pouvoir être améliorées sans cesse, pour les rendre justes et claires, mais aussi pour parer à toute critique. Seulement voilà : en s’exhibant comme telles, les procédures et autres normes permettent effectivement de suivre leur logique depuis Alpha jusqu’à Omega, mais empêchent d’apercevoir d’autres chemins. La transparence est une paresse : elle voudrait que tout soit lisible immédiatement, simple, que la vérité chiffrée éclate perpétuellement claire au grand jour. Mais c'est un leurre : il y toujours des causes et des motifs invisibles, souterrains, des paramètres non pris en compte, des lenteurs, des retards et des dynamiques paradoxales. De fait, dire de quelqu’un qu’il est « transparent » est loin d’être un compliment.
Au XIXe siècle, la transparence se retrouve aussi dans les matériaux neufs prisés par l’architecture moderne tel que le verre, sans parler du goût pour le cristal, puis au XXe siècle dans le plastique (plexiglas). Au XXIe siècle, la transparence apparaît aussi en vertu dans les fluides, dont l’eau est l’archétype : le flux est une valeur importante de l’idéologie gestionnaire. Mais tout cela occulte ce fait essentiel qu’aucun matériau n’est totalement transparent : il absorbe toujours une part de la lumière, tout ne traverse pas.
Mais outre ces failles que nous avons pointé, la transparence souffre également d’une malhonnêteté. Si l’on regarde un bâtiment d’architecture financière, on remarque certes des parois vitrées, mais qui réfléchissent le ciel plutôt qu’elles ne font voir leur intérieur : il faut être dans la bâtiment pour profiter de la transparence. De même, les injonctions à la transparence rendent transparents les citoyens et les consommateurs, les employés, mais non pas les gouvernements, les entreprises et les employeurs, qui n’ont de compte de transparence à rendre. La transparence est alors le leurre d’une glace sans tain, c'est-à-dire une transparence à une seule face. On est dans la logique du « voir sans être vu », celle du voyeurisme et du panoptique, et guère loin de celle du « pay per view », du poker bluff ou du peep-show.
La destruction des zones d’ombre est une idéologie pernicieuse. Celui qui se fait lire au travers n’est plus un sujet, il devient instantanément objet : il n’a aucune parole à rétorquer à sa « transparence ». Mais le problème, c’est que la vérité que révèle la transparence n’est que celle d’un paquet de viande. Car une fois le secret de la vie percé et mis à jour par la dissection, on a affaire à un corps mort, dont la vie s'est enfuie : c'est là le paradoxe de la biologie pointé par Niels Bohr1.
En outre, on sait en sciences humaines que l’observateur modifie ce qu’il observe, en l’observant. La physique quantique a montré que ce principe était aussi valable dans les sciences naturelles. La transparence, dans ces conditions, ne peut qu’être immédiatement faussée. Et elle est d’ailleurs face à ce paradoxe : la transparence veut rendre visible l’invisible (tout doit laisser des traces) mais se rendre elle-même invisible (ne compter pour rien et être imperceptible). Or loin d’être neutre, l’idéologie de la transparence vise à abolir tous les tiers et à aplatir toute réalité.


1Niels Bohr, Physique atomique et connaissance humaine

Actualités

Prochaines dates:

9-10 septembre 2017, Festival Place aux Nouvelles, Lauzerte
Espagnes. Lectures et rencontres

15 septembre 2017, Asile 404, Marseille, 20h.
LeManagement. Performance poétique avec Jérémie Conne.

30 septembre 2017, Payot, Neuchâtel, 10h30.
Espagnes. Lecture et rencontre-dédicace. Avec également Bertrand Schmid.

4 octobre 2017, La Reliure, Genève, 20h
Thermal. Pièce électroacoustique, avec le trio Des Cendres.

5 octobre 2017, lokal-int, Biel/Bienne, 20h
Thermal. Pièce électroacoustique, avec le trio Des Cendres.



Dates passées:

7 juin 2017, Le 102, Grenoble, 20h30
Thermal. Pièce électroacoustique, avec le trio Des Cendres.

1-2 mai 2017, La Loge / Radio Campus, Paris, 19h.
Thermal
. Pièce électroacoustique, avec le trio Des Cendres.
Dans le cadre du festival Brouillages.

26 avril 2017, Stand des éditions de La Baconnière, Salon du Livre, Genève, 15h-17h.
Rencontre-signature pour le livre Espagnes.

7 avril 2017, Cinéma Bellevaux, Lausanne, 20h30.
Thermal
. Pièce électroacoustique, avec le trio Des Cendres.

22 mars 2017, Le Petit Salon, Lausanne, 18h.
LeManagement. Performance poétique avec Jérémie Conne. Dans la cadre du Printemps de la Poésie. Avec également: duo OU.P.S., Célia.

15 mars 2017, librairie L'Etage, Yverdon, 18h30.
Corps animal: croiser les voix. Rencontre poétique, avec Eric Duvoisin Et Marie-Luce Ruffieux. Dans le cadre du Printemps de la Poésie.

1er février 2017, librairie du Petit Salon, Lausanne, 18h.
Espagnes. Lecture de récits.

14 janvier 2017, Théâtre le Popul'Air, Paris 20e, 22h30.
Chanson de geste contemporaine et poésie épique carnavalesque. Dans le cadre des soirées paroles et improvisation musicale du Collectif Citrouille.


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